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Sommaire5 sections
  1. 01Ce que la loi impose, et ce qu'elle laisse de côté
  2. 02La franchise décide plus que la formule
  3. 03Comment votre voiture sera valorisée si elle disparaît
  4. 04Le bonus-malus, ce coefficient qui suit le conducteur
  5. 05Changer d'assureur sans y penser trois mois à l'avance

Rouler sans assurance en France coûte 3 750 euros d'amende, avec suspension de permis et confiscation possible du véhicule. C'est la partie facile du sujet. La partie compliquée commence après : entre une formule au tiers à 350 euros par an et une tous risques à 900 euros pour la même voiture et le même conducteur, laquelle vous laissera le moins de mauvaises surprises le jour du sinistre ?

La réponse ne tient pas au niveau de garantie affiché sur la brochure. Elle tient aux franchises, aux exclusions et à la valeur retenue en cas de perte totale. Trois lignes que presque personne ne lit avant de signer.

Ce que la loi impose, et ce qu'elle laisse de côté

Voiture assurée sur la route, thème assurance auto

La seule garantie obligatoire est la responsabilité civile, appelée couramment « au tiers ». Elle indemnise les dommages que vous causez aux autres : leur voiture, leurs blessures, le mobilier urbain que vous emboutissez. Elle ne couvre ni votre véhicule, ni vos propres blessures si vous êtes responsable.

C'est le point que les conducteurs découvrent au plus mauvais moment. Un accident responsable avec une formule au tiers, et vous réparez votre voiture de votre poche, intégralement. Sur un véhicule de dix ans qui vaut 3 000 euros, la question se discute. Sur un véhicule de trois ans encore financé par un crédit, elle ne se discute pas.

Entre les deux extrêmes, les formules intermédiaires ajoutent le vol, l'incendie, le bris de glace et souvent les catastrophes naturelles. Elles couvrent la plupart des sinistres statistiquement fréquents sans payer pour la garantie dommages tous accidents, qui est la plus chère du contrat.

La franchise décide plus que la formule

Deux contrats tous risques peuvent différer de 300 euros par an sur la prime et de 500 euros sur la franchise. Le moins cher n'est pas toujours celui qu'on croit.

Une franchise de 800 euros sur un contrat à 550 euros par an revient, en cas de sinistre responsable, à débourser 1 350 euros dans l'année. Un contrat à 750 euros avec 250 euros de franchise coûte alors 1 000 euros. Le calcul dépend de la fréquence à laquelle vous déclarez, et la plupart des conducteurs déclarent un sinistre tous les cinq à huit ans.

Vérifiez aussi la franchise spécifique au bris de glace, souvent distincte, et celle qui s'applique au vol, parfois exprimée en pourcentage de la valeur du véhicule.

Comment votre voiture sera valorisée si elle disparaît

En cas de vol ou de destruction, l'assureur indemnise à la valeur de remplacement à dire d'expert, c'est-à-dire la cote du marché au jour du sinistre. Pour une voiture achetée neuve 28 000 euros et volée trois ans plus tard, cela peut représenter 15 000 euros. L'écart avec le prix d'achat vous reste sur les bras, sauf si vous avez souscrit une garantie valeur à neuf, généralement limitée aux vingt-quatre ou trente-six premiers mois.

Cette clause mérite d'être lue attentivement quand le véhicule est financé par un crédit ou une location avec option d'achat. Le capital restant dû ne s'aligne pas sur la cote Argus, et la différence se paie comptant.

Le bonus-malus, ce coefficient qui suit le conducteur

Chaque année sans sinistre responsable réduit le coefficient de 5 %. Un conducteur qui roule proprement pendant treize ans atteint le plancher de 0,50, soit une prime divisée par deux. Un sinistre responsable applique un malus de 25 %, deux sinistres dans l'année multiplient les effets.

Ce coefficient vous appartient et vous suit chez le nouvel assureur, avec le relevé d'information des deux dernières années. Changer de compagnie ne le remet jamais à zéro, contrairement à une croyance tenace.

Changer d'assureur sans y penser trois mois à l'avance

La loi Hamon autorise la résiliation à tout moment après un an de contrat, sans motif ni pénalité. Le nouvel assureur se charge des démarches de résiliation, ce qui supprime la principale raison de ne rien faire.

Un devis comparatif tous les deux ou trois ans a du sens : les tarifs bougent avec l'âge du véhicule, votre lieu de résidence et votre kilométrage déclaré. Attention justement au kilométrage : le sous-déclarer pour payer moins cher expose à une réduction d'indemnité en cas de contrôle après sinistre.

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