Explorez les banques qui offrent des options de rachat de crédit
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Le rachat de crédit se vend toujours avec le même argument : « divisez vos mensualités par deux ». C'est vrai, et c'est aussi la partie du contrat qui coûte le plus cher. Faire passer une mensualité de 1 200 euros à 600 euros suppose en général d'allonger la durée de remboursement, parfois de doubler, et l'addition des intérêts suit la même courbe.
Cela ne condamne pas l'opération. Un ménage qui étouffe avec un taux d'endettement à 45 % et quatre prélèvements par mois a une raison légitime de respirer. Mais il faut savoir ce qu'on achète : du temps et de la tranquillité, payés en intérêts supplémentaires.
Trois familles d'acteurs, trois logiques différentes
Les banques de réseau, Crédit Agricole, Banque Postale, Crédit Mutuel, Société Générale, traitent le rachat de crédit comme un produit parmi d'autres. Elles le proposent volontiers à leurs propres clients, souvent à de bonnes conditions quand le dossier est sain, beaucoup moins volontiers à un dossier fragile venu de l'extérieur. Leur avantage : des frais annexes contenus et un interlocuteur que vous connaissez déjà.
Les établissements spécialisés, du type Cofidis, Sofinco, CGI ou Creatis, vivent de cette activité. Ils acceptent des profils que les réseaux refusent, avec des taux plus élevés en contrepartie. Sur un regroupement à dominante consommation, l'écart de taux entre une banque de réseau et un spécialiste peut atteindre plusieurs points.
Les courtiers, Meilleurtaux et les autres, ne prêtent pas. Ils montent le dossier et le présentent à plusieurs prêteurs partenaires. Leur intérêt est réel quand votre situation sort du cadre, revenus variables, plusieurs crédits en cours, un incident de paiement ancien. Leur commission, généralement 1 à 5 % du montant regroupé, se paie uniquement si le prêt aboutit. Vérifiez ce point noir sur blanc avant de signer le mandat.
Regroupement de consommation ou hypothécaire, la frontière qui change tout
Deux opérations portent le même nom et n'ont pas grand-chose en commun.
Le regroupement de crédits à la consommation concerne les prêts auto, personnels et les réserves d'argent. La part immobilière y reste inférieure à 60 % du total. Les durées vont jusqu'à douze ans environ, les taux se situent nettement au-dessus des taux immobiliers, et aucune garantie sur un bien n'est exigée.
Le regroupement hypothécaire intègre un prêt immobilier majoritaire. La durée peut atteindre vingt-cinq ans, le taux est plus bas, mais la banque prend une hypothèque sur votre logement. Le sens de cette garantie mérite d'être posé clairement : en cas de défaut prolongé, le bien peut être saisi. Ce qui était une dette de consommation devient une dette adossée à votre toit.
Le seul chiffre à comparer
Les publicités mettent en avant la nouvelle mensualité. Le chiffre qui compte est le coût total du crédit : mensualité multipliée par le nombre d'échéances, plus les frais, moins le capital emprunté.
Un exemple parlant. Vous devez 40 000 euros répartis sur cinq ans, avec 780 euros de mensualité. Le rachat vous propose 420 euros par mois sur douze ans. Le budget mensuel s'allège de 360 euros, et le coût total passe de quelques milliers d'euros à plus du double. Ce n'est ni bon ni mauvais en soi : cela dépend de ce que vous faites des 360 euros récupérés chaque mois.
Le TAEG reste l'indicateur de comparaison, parce qu'il intègre les frais de dossier et l'assurance emprunteur. Deux offres au même taux nominal peuvent afficher un TAEG écarté de plus d'un point une fois l'assurance comptée.
Ce qui fait accepter ou refuser un dossier
Les prêteurs regardent d'abord le taux d'endettement après opération, avec une cible autour de 35 %, parfois un peu au-delà quand le reste à vivre est confortable. Ils regardent ensuite la stabilité des revenus, la nature du contrat de travail, et les relevés bancaires des trois derniers mois.
Ces relevés pèsent lourd. Des découverts répétés, des rejets de prélèvement ou des virements réguliers vers des sites de jeux suffisent à faire capoter un dossier techniquement acceptable. Trois mois de gestion propre avant de déposer une demande valent mieux que n'importe quel argumentaire.
Une inscription au FICP ferme presque toutes les portes, à l'exception de quelques montages hypothécaires proposés à des conditions coûteuses. Dans ce cas, un rendez-vous avec un point conseil budget ou un dossier de surendettement mérite au moins d'être envisagé avant de s'engager plus loin.
Dernier réflexe utile : une fois l'opération bouclée, fermez les réserves d'argent renouvelables qui ont été soldées. Elles se rechargent automatiquement chez la plupart des organismes, et rien n'est plus fréquent qu'un ménage qui reconstitue en dix-huit mois la dette qu'il vient de regrouper.
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